On compte désormais les jours puisque la première aura lieu dimanche au sein de « Circo del mundo »! Les tribus en tant que groupes séparés ont maintenant disparu au profit du tissage des différentes scènes. Le spectacle « El arbol de Samaipata » se déroule en cinq scènes: la rencontre de toute les tribus autour du feu sacré pour décider de leur voyage vers Samaipata, la marche des 12 jours, la rencontre avec la vierge gardienne des bois, le piège de l'illusion et la folie et enfin, l'arrivée à l'arbre sacré. Polir ces scènes collectives à 30 relève d'un travail minutieux qui requiert une concentration sans faille, afin que petit à petit se construisent les repères et naisse l'oeuvre...

72347_10200735792976796_786022456_nLe processus de création est souvent épuisant tant pour les acteurs que pour les metteurs e scène. Il s'agit d'un travail d'infini calibrage et répétition pour qu'une heure de spectacle puisse aller droit au public. Jouer chaque fois comme si c'était la première fois. Comme l'explique Simon, notre mission est d'agir comme un aimant vis à vis des spectateurs afin qu'ils conservent les yeux rivés sur la scène. Pour cela le travail des différentes disciplines se conjugue: importance de la direction et de la projection de la voix, chorégraphies effectuées à l'unisson, écoute, focalisation de l'attention des protagonistes sur les éléments centraux, technique impeccable.

 Le spectacle est destiné a être joué principalement en extérieur. La scène sera bi-frontale: un rectangle de 9m sur 15m autour duquel le public se répartira des deux côtés. A une extrémité de ce rectangle le ciel, à l'autre l'inframonde et au milieu le voyage de l'humanité. Le training se poursuit avant les répétitions. Lundi dernier le cour de théâtre se concentre sur la projection de la voix: comment la placer de façon à ce qu'elle soit audible en rue et atteigne les spectateurs les plus éloignés. Mais aussi comment l'utiliser sans l'épuiser et pouvoir assurer toutes les représentations. Un cour d'acrobaties a été donné mardi par Thibault. Sur les tapis en file indienne les élèves ont enchaîné roulades, trépieds et gainages en tous genres. Mercredi le cour de buto a été plus que sportif pour aborder le travail de la dernière scène du spectacle: chutes au sol suivies de remontées immédiates, qui se sont poursuivies sur un travail de chute sur un lino enduit d'eau... Jeudi les corps se sont réveillés en douceur avec un travail d'introduction à la danse contact. Vendredi la journée à commencée à 9h et s'est achevée à 20h30 et on commençait à sentir la fraîcheur du mois de mars.

Le groupe démarre à présent chaque journée avec ce qui sera son rituel avant d'entrer en scène: en cercle main dans la main les élèves entonnent en coeur la phrase qui clôt la première scène et scelle le voyage des tribus vers Samaipata: « Pour arriver au sommet de l'arbre qui m'a vu naître, je dois grimper si haut et si longtemps que la mort ne sera qu'une anecdote dans cette histoire. Partons pour Samaipata! Nous devons naître dans l'éternité des rêves ».